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Le lenzite de la famille des champignons xylophages aime le bois de charpente, des dormants de fenêtres, les tas de planches...

Le Lenzite, un champignon xylophage qui préfère le grand air

Le Lenzite est un champignon xylophage* assez tenace que l’on retrouve plus fréquemment dans le bois d’œuvre d’extérieur. Vaut-il la peine alors que nous lui consacrions un article dans le blog d’AAb traitement bois ? Bien entendu et à double titre : d’abord parce qu’il fait partie des champignons qui ne doivent pas avoir leur place dans les maisons ; et que cet article répond à la question d’un internaute qui nous a interpellé sur notre page Facebook. Merci à lui. En espérant qu’il y trouve quelques éléments de réponse.

 

Il existe plusieurs espèces de Lenzite : présentation

Le Lenzite fait partie des champignons lignivores*, également appelés xylophages, c’est-à-dire, des champignons qui, pour se nourrir, décomposent les molécules du bois. Conséquence à plus ou moins long terme : les propriétés mécaniques du bois sont mises à mal ; il perd une grande partie de sa densité et de sa résistance avec les conséquences qu’on imagine. La présence de Lenzite dans une maison n’est donc pas à prendre à la légère.

Il existe plusieurs espèces de Lenzite mais trois détruisent le bois de construction :

  • Le Lenzite des clôtures (Gloeophyllum sepiarium)
  • Le Lenzite des sapins (Gloeophyllum abietinum)
  • Le Lenzite des feuillus et du mélèze (Gloeophyllum trabeum)

 

Reconnaître le Lenzite

Plusieurs critères pour identifier le Lenzite :
• On le trouve principalement sur des résineux et très rarement sur des feuillus : planches, barrières, ponts, coffrages, clôtures mais aussi poutres, charpentes, dormants de fenêtres en bois. Il aime « prendre racine » dans les fissures d’assèchement du bois.
• Il n’a pas de pieds mais un chapeau assez caractéristique de 3 à 10 cm de long, de 1 à 5 cm de profondeur et d’une épaisseur assez faible. Le dessus du chapeau a une forme de console légèrement convexe. Sa chair est assez coriace et fait penser au liège.
• Il provoque une moisissure brune et cubique. Mais attention à ce critère : il existerait plus de 2 000 espèces qui dégradent la cellulose sous forme de pourriture cubique !
• Le Lenzite est entre le brun et le roux et fonce avec le temps. Les lamelles de la face inférieure sont jaunes
• Faut-il ajouter qu’il est non comestible ?

Si vous êtes lecteur/trice fidèle du blog AAb, vous connaissez le refrain : bien malin celui qui pourra certifier que votre champignon est bien un Lenzite. Si vous voulez absolument mettre un nom sur votre champignon, le mieux reste de l’envoyer dans un laboratoire spécialisé*. C’est ce que nous faisons systématiquement lorsque nous présentons la présence de mérule par exemple. Un bon diagnostic mycologique permet un traitement adapté et durable. Ne vous passez pas de l’œil d’un professionnel.

 

Les « coins » préférés du Lenzite…

Le Lenzite a besoin d’humidité pour se développer, même s’il est capable de survivre au régime sec. Il lui faut au moins 35% d’humidité pour se développer et une température comprise entre 5 et 35°C environ.
Le Lenzite aime les endroits clairs, aérés et ensoleillés ; c’est la raison pour laquelle il est moins présent à l’intérieur des bâtiments.

 

Quel traitement pour le Lenzite ?

Le Lenzite est un champignon xylophage beaucoup plus « soft » que sa cousine la mérule. Mais c’est un des plus rependus en France. Il a également la réputation d’être assez tenace. Attention aux toits et aux dormants de fenêtres. En général, il est nécessaire de déposer la partie cariée (pourrie) et d’appliquer un traitement bois (fongicide). Comme à notre habitude, nous vous mettons en garde sur un « traitement maison » que vous voudriez réaliser par souci d’économie. Nous avons consacré un article que nous repartageons ici. Sachez que bientôt les produits de traitement bois ne seront plus accessibles au grand public et qu’un professionnel garantira à la fois le diagnostic et la qualité du traitement bois dans la durée.
Une dernière chose dont il faut se rappeler : pas d’eau=pas de champignon ! Soyez donc vigilants sur l’état de vos toitures.

 

Et AAb traitement bois dans tout ça ?

Nous sommes assez peu sollicités en centre Bretagne pour traiter le Lenzite. Il arrive que nous le croisions, mais c’est un autre champignon qui aura attiré l’attention. Son traitement est assez simple, classique et mérite néanmoins d’être fait par un professionnel. Un traitement bois mal réalisé sur un champignon xylophage laisse peu de perspectives à vos structures bois.
Si vous êtes en Bretagne, n’hésitez pas à nous solliciter, ne serait-ce que pour un diagnostic. Pour les habitants du reste de la planète, continuez à commenter nos publications : vous nous permettez de poursuivre notre mission d’information sur les insectes et les champignons xylophages.

 

LENZITE : les mots-clés du sujet

  • Champignon xylophage : champignon qui mange le bois (du grec xylo : le bois, phage : manger)
  • Champignon lignivore : champignon qui mange la lignine du bois, un des deux composants essentiels du bois, avec la cellulose.
  • Champignon saprotrophe : qui décompose le bois mort pour se nourrir. Contrairement au parasite
  • SEMHV : Station d’études mycologiques des Hautes Vosges (SEMHV). C’est là que nous envoyons nos échantillons pour confirmer ou un pas un diagnostic.
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Traiter sa charpente soi-même : la vraie fausse bonne idée

Avec un titre d’article pareil, vous serez peut-être tenté de penser que cet article a été écrit pour vous inciter à faire appel à un professionnel du traitement bois comme AAb. Que les paragraphes vont s’enchainer dans le seul but de vous décourager de traiter vous-même une attaque de champignons ou d’insectes xylophages. Vous n’avez pas complètement tort : nous pensons, par expérience, qu’il s’agit là de sujets plutôt graves et que pour se débarrasser de ces fléaux il faut un bon diagnostic, et un vrai savoir-faire. En revanche, nous sommes convaincus qu’en vous expliquant bien les choses, vous pourriez être en mesure d’observer, de repérer certains phénomènes et de nous prévenir à temps. C’est là que se fera la vraie économie.

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